Notre bateau

Kannjawou

Le choix et l'achat du voilier : on est propriétaires !

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La première montée au mât de son propre voilier
est aussi un grand moment d’émotion !

Trouver le voilier qui nous amènerait sur les mers n’a pas été une mince affaire pour nous !
Il s’agissait de notre premier achat, nous avions très peu d’expérience en la matière, un budget restreint et beaucoup d’envies, plus ou moins réalistes…

Alors, pour nous rassurer, nous avons été méthodiques et avons établi un tableau très détaillé avec tous les critères, essentiels ou « bonus », qui définissaient notre voilier idéal tout en respectant notre budget serré !

Nous souhaitions acquérir un voilier entre 9 et 10 mètres : ni trop petit – pour pouvoir passer dans tous les océans du globe, et ne pas trop allonger la durée des traversées – ni trop grand – suivant le dicton bien connu : « Petit voilier, petits problèmes… et petites dépenses ».

Nous voulions aussi un voilier costaud… Kannjawou est fabriqué en polyester, mais sa date de construction ancienne (il a 39 ans !) garantit une épaisseur de coque importante et donc une fabrication robuste et sécurisante.

Enfin, nous désirions un voilier dériveur, pour accéder aux mouillages de rêve sous les tropiques, et ne pas serrer les fesses en passant les seuils des ports de Bretagne nord.

Le Gib’Sea 31 DL réunit toutes ces caractéristiques. Il s’agit d’un voilier fiable, solide et marin qui, malgré son âge, garde une excellente réputation. Pour ne rien gâcher, il est aussi extrêmement logeable : avec sa largeur maximale de 3,33 m et son large popotin (pour un bateau de cette époque), il dispose d’un espace intérieur spacieux, assez surprenant pour un voilier de 31 pieds de long.

Nous avons visité plusieurs voiliers du même modèle, et Kannjawou était de loin le mieux entretenu et le mieux équipé : chouchouté par son précédent propriétaire, il était doté d’un moteur quasi neuf, de voiles récentes, d’un bon accastillage, sa coque avait été repeinte, son gréement dormant changé, ses rangements intérieurs améliorés…

Autant vous dire que ça a été le coup de foudre, et Patrick, le propriétaire, a compris tout de suite (avant que nous ne le réalisions nous-mêmes) que nous allions l’acheter !

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Le samedi 17 mars 2018, nous signons le plus gros chèque de notre vie et devenons, pour la première fois, propriétaires !
Nous ne réalisons pas ce qui vient de se passer et arpentons le bateau sans oser toucher à rien… c’est vraiment le nôtre ?!

Le GibSea 31 DL, un voilier qui a fait ses preuves

Modèle : Gib’ Sea 31 DL (dériveur lesté)
Chantier : Gibert Marine (Charente-Maritime)
Architectes : Joubert-Nivelt
Année de construction : 1981
Longueur hors-tout : 9,55 m
Largeur : 3,33 m
Moteur : Nanni 21 CV (diesel) de 2009
Gréement : Sloop (avec un étai largable ajouté)
Garde robe : Grand voile lattée, génois, trinquette, spi symétrique
Matériau : Polyester monolithique
Tirant d’eau : 1,10 m / 2,05 m
Tirant d’air : 12 m
Poids : 3,7 tonnes à vide (dont 1,2 t de lest)
Hauteur sous barrot : 1,85 m
Cabines : 2

Kannjawou peut à la fois être manœuvré facilement par 1 ou 2 capitaines, loger jusqu’à 7 équipiers pour la nuit dans ses 2 cabines doubles et son carré convertible et accueillir une petite dizaine de matelots pour l’apéro dans son grand carré : des chiffres qui indiquent de façon assez certaine qu’il s’agit d’un bon voilier de croisière !

Il dispose aussi de certains éléments de confort qui nous semblaient indispensables pour nous sentir chez nous : un frigo (que nous avons remplacé car en panne lors de l’achat), une gazinière et son four (très important pour nous, qui aimons beaucoup cuisiner et bien manger !), des WC marins, une capote de descente.
En revanche, pas d’eau chaude, de lave-linge, de congélateur, de dessalinisateur et encore moins de lave-vaisselle ou de climatisation… Nous savons que vivre sur un bateau des années 80 avec un petit budget nécessite forcément de faire des concessions sur le confort. Et nous acceptons le défi d’une vie plus simple et plus minimaliste, même si cela implique de nous doucher à l’eau froide, d’économiser drastiquement l’eau douce et de lancer une expédition spéciale pour faire la lessive.

Nous sommes les 4propriétaires de Kannjawou, et c’est nous qui devrions l’emmener le plus loin des côtes françaises..

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Préparation du bateau avant le départ

Kannjawou a été très bien entretenu et est déjà bien équipé, mais nous avons prévu un certain nombre d’aménagements et d’équipements supplémentaires pour le préparer à la croisière au long cours :

– des panneaux solaires et une éolienne pour l’indépendance énergétique
– des équipements de sécurité pour la haute mer (AIS, téléphone satellite Iridium, radeau de survie hauturier, balise de détresse…) ;
– une ancre moderne surdimensionnée pour bien dormir au mouillage ;
– un régulateur d’allure qui tiendra la barre dans toutes les conditions sans utiliser d’électricité ;
– des rangements optimisés ;
– un bimini pour s’abriter de la pluie bretonne et du soleil tropical ;
– …et encore bien d’autres choses !

À quoi s’ajoutent une grosse remise à niveau au niveau de l’entretien courant et les réparations plus ou moins importantes qui sont le lot de tout plaisancier, pour partir sereinement autour du monde !

Pourquoi Kannjawou ?

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Kannjawou est le titre d’un roman de Lyonel Trouillot, auteur haïtien que nous affectionnons beaucoup toutes les deux et qui a ses habitudes au festival « Étonnants voyageurs » de Saint-Malo. 
En créole haïtien, un « kannjawou » désigne une immense fête qui réunit tout le monde, en dépit des distinctions sociales et, au-delà, le partage et l’égalité de statut qui en découlent.

Exotisme

Nous aimons les sonorités mystérieuses de ce mot, qui chantent l’ailleurs et invitent au voyage, mais font aussi penser à la langue bretonne.

Grande fête

Les valeurs portées par ce mot, la convivialité, le partage, les réjouissances, les rencontres, correspondent parfaitement à notre projet de voilier-bibliothèque.

Francophonie

La langue créole haïtienne incarne notre soif de découvrir la richesse d’autres cultures et d’aller à la rencontre, grâce au livre, de populations francophones du monde entier.

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